lundi 14 novembre 2016

Carnet de notes de ma mère, Anne-Marie Desbat-Langevin (1941-2016)



















Anne-Marie Desbat-Langevin, Héléna Dallongeville et Franck Dallongeville

*Albert Einstein:
"Pour être physicien, il faut de l'intuition et de l'imagination."
*A propos de Paul Langevin, après son décès, en 1947:
"Un de mes amis les plus chers, un vrai saint, et en plus très doué."
*"Je pourrais caractériser ainsi la méthode de gouvernement dans les pays fascistes et démocratiques:
dans les dictatures, les gens sont dirigés par la force et le mensonge, dans les démocraties seulement par
le mensonge."
*Einstein a dit que si la théorie de la relativité restreinte avait été découverte sans lui, la personne la mieux placée pour la découvrir aurait été Paul Langevin.












Albert Einstein


Paul Langevin

*Clara Malraux:
"Avoir en soi un besoin de l'intelligence et même une certaine intelligence que ne peut satisfaire que le contact avec un esprit plus fort que le sien. Et cette intelligence, presque incapable de fonctionner dans le rapport avec tout ce qui est inférieur, étant d'une qualité telle, cependant, qu'il n'est pas si aisé qu'on imagine de trouver qui vaille mieux qu'elle. C'est là, sans doute, un drame essentiellement féminin."













Clara Malraux

*Eva Joly:
"Ouverte en mars 1993, l'instruction sur les écoutes de l'Elysée a mis en lumière les agissements occultes de la cellule antiterroriste installée en 1982 auprès du président François Mitterrand, laquelle disposait, sans réel contrôle, de vingt lignes d'écoute à discrétion. Des dizaines de personnes y compris des avocats et des journalistes, ont été espionnés pendant plus de dix ans à la demande du Chef de l'Etat. En août 2002, le juge Valat a renvoyé douze personnes dont plusieurs responsables politiques, devant le tribunal correctionnel pour atteinte à l'intimité de la vie privée et pour certains, recel de fichiers informatiques."













Eva Joly

*Livre de poésie: Alain Duault, NRF
"Où vont nos nuits perdues"
Poème: "émotion contrecarrée"

*Franz Kafka:
"Tout livre doit être une hache pour la mer gelée qui est en nous."













Franz Kafka

*Drieu la Rochelle:
"Les plus hautes âmes, quand elles se rencontrent, ne peuvent se séparer car elles n'ont plus d'autre issue que le sein de Dieu. Non, pas n'importe quelle âme. L'amour est plus proche de l'art que la charité. Cette préférence inexplicable, cette soudaine exclusion de tant de beautés, cette communication incroyable, faite d'un trait infime, que Dieu trace çà et là pour quelques instants, entre deux âmes, ressemble à cet autre trait dont il est non moins parcimonieux, le talent."












Pierre Drieu la Rochelle

*A.:
"Si vous acceptez votre ressentiment, votre humeur sombre, votre colère, vous ne serez plus obligé de les extérioriser aveuglément."

*Mozart:
"La musique de Mozart ressemble à notre bonheur, même perdu, même impossible, c'est par quoi elle nous bouleverse. L'humour est la politesse du désespoir et Mozart est le plus poli de nos musiciens. Pourquoi crier quand on peut sourire? Pleurer quand on peut chanter? Eluard, parlant de lui-même, et fort justement, disait "j'ai la beauté facile, et c'est heureux." La beauté facile, la grâce, la vertu sans effort, la noblesse, le bonheur fait musique."












Wolfgang Amadeus Mozart

*Clément Rosset: "Toute musique est gaîté, même quand elle naît du chagrin, puisqu'elle le soigne, puisqu'elle l'apaise, puisqu'elle le surmonte. Mais nul ne retrouvera, même pas Schubert, cet art de la transparence, de la spontanéité, comme une musique qui coule de source, comme un secret sans secret, comme un repos dans le mouvement."










Clément Rosset

*Schubert:
"Schubert a cette élégance, cette bonté, cette légèreté qui leur ressemble. Mais enfin, il est aussi le musicien de la douleur, il ne cesse de le répéter, et c'est d'abord par là qu'il nous bouleverse ou plutôt par ce mélange de douleur et de paix, comme un sourire entre les larmes, a-t-on dit, et c'est très vrai. Quelque chose qui culmine presque toujours dans une forme d'acceptation, d'apaisement, voire de sérénité. Qui est allé plus loin? Qui plus près de l'essentiel? Plus près du silence? Plus près du bonheur? Qui plus sobrement, plus simplement, plus tendrement? Cette perfection du chant, cette légèreté blessée, cette émotion exquise et grave. Il y a l'ombre de la mort, mais aussi autre chose, l'injustice du destin, la rareté de l'amour, le peu que nous sommes, le peu que nous pouvons, que nous vivons, notre misère, notre fragilité. Il éclaire nos échecs, il banalise nos souffrances, il nous réconforte à sa façon. Il a fallu grandir et l'on ne peut, aimer et l'on ne sait, être aimé? Si nous l'étions, si nous pouvions l'être, Schubert nous ferait-il pleurer à ce point?"












Franz Schubert

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